Quel statut pour un Freelance ? Comparez-les !

Choisir le meilleur statut juridique en tant que freelance

Auto-entreprise, Intérim, Création d'entreprise (SASU, EIRL, EURL) Salarié Porté... Il est bien souvent difficile d'y voir clair et de choisir le meilleur statut pour sa future activité de freelancing. 

2i Portage a fait le point sur la question en comparant pour vous chaque statut et en vous présentant les avantages et les inconvénients de chacun vis à vis du Portage Salarial. 

Il n'y a pas, de manière arrêté et définitive, de meilleur statut pour un freelance : c'est à vous de choisir celui qui va être le plus adapté en fonction de votre projet, de vos besoins de votre future activité !

 

Salariat et Portage Salarial

Le porté bénéficie des mêmes avantages qu’un salarié en termes de protection sociale (retraite, assurance maladie, assurance chômage, maternité etc.).

À la différence du salarié classique, il est un professionnel autonome démarchant lui-même ses propres clients.

Il a la maîtrise de sa rémunération, qui est indexée sur le chiffre d’affaires qu’il réalise avec ses clients, alors que le salarié est rémunéré en fonction de la politique salariale de son employeur.

 

Auto-entrepreneur et Portage Salarial

Limitation du chiffre d’affaires

Le CA d’un autoentrepreneur est limité à 33 200€. Au-delà de cette limite l’entrepreneur peut faire appel à une société de portage pour compléter sa rémunération. En effet, le portage ne possède pas de plafond de chiffre d’affaires.

Couverture sociale

Alors que l’autoentrepreneur relève du régime fiscal de la micro-entreprise, le portage salarial quant à lui fait bénéficier à ses portés du statut de salarié et de tous les avantages qui lui sont liés (retraite, santé, …).

Déduction des frais professionnels

L’autoentrepreneur ne peut déduire aucunes charges de ses frais professionnels alors que ceux-ci sont déductibles en portage salarial.

Assurance chômage 

Le régime d’auto-entrepreneur ne donne pas l’accès au chômage contrairement au portage salarial qui vous donne droit à l’acquisition des droits de protection au chômage.

Accès aux formations

L’accès aux formations est réservé sous certaines conditions lorsque l’on est entrepreneur. Si vous êtes porté vous bénéficiez de l’accès aux formations que vous souhaitez, comme tous salariés.

Crédibilité

L’autoentrepreneur a des difficultés de développement à cause de la réticence des entreprises (RCP, insécurité juridique, risques professionnels, …) alors qu’une entreprise de portage salarial apporte des garanties (juridiques et financières) pour rassurer les entreprises clientes.

Trésorerie

Le porté bénéficie d'une avance de trésorerie (salaire payé à la facturation) alors que l'auto entrepreneur doit attendre le paiement des factures clients. 

Obligations comptables / administratives

Alors que le porté n’a aucune démarche administrative ou comptable à réaliser, l’auto-entrepreneur quant à lui doit tenir un journal de ses recettes avec une comptabilité simplifiée.

 

Intérim et Portage Salarial

S’ils présentent des points de ressemblance, portage salarial et intérim obéissent en réalité à des logiques très différentes.

Professionnel autonome, le porté recherche ses missions et en négocie librement les honoraires auprès de ses clients. Sa rémunération, versée sous forme de salaire, dépend directement de son chiffre d’affaires. À contrario, la société d’intérim est en charge de la recherche des missions qu’elle propose ensuite aux intérimaires.

La rémunération de l’intérimaire, également versée sous forme de salaire, est déterminée par la politique salariale de l’entreprise cliente. L’intérimaire est un employé mis à disposition par la société d’intérim auprès de ses clients à plein temps ou à temps partiel.

Même si le schéma triangulaire de base entre client, porté et entreprise de portage semble proche de celui de l’intérim (entre client, intérimaire et société d’intérim), la dynamique est diamétralement opposée. La société de portage œuvre pour le porté et défend les intérêts de ce dernier vis-à-vis du client. À l’inverse, la société d’intérim est au service du client final et c’est logiquement l’intérêt de ce dernier qu’elle défend.

 

Création d'entreprise et Portage Salarial

Le portage salarial et l’entrepreneuriat comportent des différences majeures.

En effet, dans le premier cas, la totalité des obligations juridiques, comptables et administratives sont assumées par la société de portage. Elle conclut un contrat de prestation de services pour chacune des missions que le porté va développer. C’est elle qui se charge de la facturation de ces missions. Elle rétrocède les honoraires perçus au porté sous forme de salaire, après déduction d’une commission généralement fixée entre 8% et 10% des sommes perçues, des charges salariales et patronales.

En outre, l’entreprise de portage forme et accompagne le porté tout au long de son activité. Ce dernier n’a aucune responsabilité financière, celle-ci relevant de l’entreprise de portage.

En comparaison, l’entrepreneur est, quant à lui, soumis à des obligations juridiques, comptables, fiscales, sociales et administratives (formalités de création d’entreprise, tenue d’une comptabilité détaillée : déclarations TVA, calcul des charges URSSAF, établissement d’une liasse fiscale annuelle, suivi des cotisations RSI, facturation et recouvrement...) qu’il doit assumer seul. Il peut aussi être responsable financièrement des dettes de son entreprise.