Fléxisécurité, ubérisation de l’emploi, quelles solutions face à l’évolution du marché ?

Qu'est ce que l’ubérisation ?

L'ubérisation est un terme employé de plus en plus souvent, s’invitant jusqu’au sommet de l’état, sortant même parfois, si ce n’est souvent, de son cadre d’origine.
Qualifiant au départ un simple concept provenant de l’économie collaborative, il s’est rapidement érigé comme un vrai phénomène de société, si ce n’est comme un modèle à suivre pour startups et autres jeunes pousses émergeants du « nouveau marché de l’emploi ». Il n’en est pas moins que son concept a engendré de profonds bouleversements économiques, sociaux et juridiques, jusqu’à atteindre le monde du travail.

L’effacement progressif des intermédiaires rapproche l’offre et la demande, ce qui rend le marché de plus en plus flexible. Fini le passage obligé chez les « mastodontes » de l’Industrie agro-alimentaire, agricole ou encore textile. Les entreprises (de plus en plus locales, valorisant la proximité) s’adaptent à ce nouveau marché qui est notamment le résultat d’un développement digital facilitant amplement la rencontre entre le client et le prestataire de service.

 

La souplesse du marché, l’enjeu fondamental des nouvelles formes d’emploi ? 

L’explosion de l’économie numérique a favorisé le développement de cette économie collaborative qui bouleverse le marché. L’ubérisation de l’emploi facilite l’essor du travail à la demande et on assiste à une réelle diversification des formes d’emploi : les CDI laissent place aux CDD, aux missions de courtes durées. Les entreprises veulent de la souplesse, les travailleurs aussi. Pour preuve, plus d’un français sur deux a déjà pensé sérieusement à se lancer en tant que travailleur indépendant. De nouveaux termes émergent, on parle de pluriactivité, d’emploi multi-employeur ou à l’inverse de solopreneur. La conjoncture économique amène les travailleurs à « jongler » entre plusieurs activités.

Les travailleurs subissent un impact non négligeable du fait du besoin d’adaptation des entreprises, qui, face à leur besoin de compétitivité sont constamment en quête de plus de flexibilité vis-à-vis de leur gestion du personnel. Les salariés, eux, sont à la recherche de plus d’autonomie et d’indépendance, pour une plus grande satisfaction au travail et une liberté accrue, tout en étant malgré tout conscient de la nécessité d’avoir une bonne protection sociale aujourd’hui.

 

Le portage salarial peut-il répondre aux nouvelles tendances du marché de l’emploi ? 

Face à ces enjeux, la flexisécurité au travail s’impose et le portage salarial semble être une solution qui émerge.Travailler en tant que salarié porté, tel pourrait être la réponse au désir d’indépendance et de sécurité que souhaite le travailleur. Ce statut permet au travailleur d’être freelance, tout en conservant les avantages d’un salarié (sécurité sociale, droits sociaux, cotisations chômage et retraite). Le salarié, dans une relation de partenariat plus que dans une relation employeur/employé reste parfaitement indépendant. Il effectue ses missions pendant que la société de portage contractualise et facture ses prestations dans un cadre règlementé. 

L’entreprise de portage devient un réel partenaire et accompagne ses salariés portés dans la réalisation de leurs projets. La société de portage s’engage à verser un salaire mensuel à son salarié en tout début de chaque mois. Ainsi, le freelance porté pourra se consacrer parfaitement à son cœur de métier sans se soucier des différentes tâches administratives, souvent lourdes pour un autoentrepreneur.

Le portage salarial prend peu à peu une place dans la diversité des formes d’emploi actuel et semble répondre parfaitement au besoin actuel des entreprises, ainsi qu’à celui des travailleurs.